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Les députés français ont donné leur feu vert à l'ouverture à la concurrence des jeux en ligne (paris sportifs, hippiques, poker) à l'été 2010, un marché
auquel devraient pouvoir participer une cinquantaine d'opérateurs. Le secteur était jusqu'ici un monopole étatique délégué à la Française des jeux (FDJ) et au PMU
(courses hippiques).
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Selon le ministre Eric Woerth, une cinquantaine de licences pourraient être délivrées d'ici l'été 2010 à des opérateurs de paris sportifs en ligne. Il souhaite en effet que le nouveau
dispositif puisse être prêt au moment de la coupe du monde de football en Afrique du Sud. Néanmoins, le ministre a menacé les sites qui tenteraient de devancer l'application de la loi,
notamment en lançant des campagnes de publicités, de ne pas obtenir de licence.
Pour exercer sur le marché français, chaque candidat devra répondre à un cahier des charges contraignant. Première condition : ne pas être domicilié dans un paradis fiscal.
Il devra, en outre, disposer d'un correspondant permanent en France, exiger une domiciliation bancaire en France pour les joueurs et contrôler leur inscription par un code
d'accès, ou encore dissuader les visites de mineurs.
Les candidats devront déposer une demande de licence de cinq ans renouvelables, auprès de l’Autorité administrative indépendante de régulation des jeux en ligne (Arjel),
créée avec cette loi. Parmi les principaux candidats, on peut citer des bookmakers déjà fortement implanter sur le marché francais (Betclic, Unibet, Sportingbet, Bwin)
ainsi que de nouveaux arrivants : Sajoo.com (le site du groupe Amaury), Eurosportbet (groupe eurosport), le PMU (qui devrait se lancer dans les paris sportifs, voire le poker),
Zeturf et la Française des jeux.
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L'Assemblée a par ailleurs entériné les mesures prévues contre l'addiction aux jeux (un budget de 10 millions d'euros) en adoptant quelques amendements pour renforcer la
protection des mineurs. Enfin, les députés ont reconnu le "droit de propriété sur les paris sportifs", qui accorde aux organisateurs de compétitions, clubs et ligues, le
"droit d'exploitation commerciale". Ce sont eux qui signeront les contrats avec les opérateurs internet, mais ils pourront déléguer ce droit aux fédérations.
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